Avant la forme, une tension émerge.
La matière ne parle que lorsqu’on la traverse.
Elle n’écoute pas.
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Elle s’oppose, elle se fracture, elle s’accumule dans le silence.
Ce qui semble achevé n’est qu’une surface.
Sous cette surface, il y a du poids, de la tension et de l’effondrement.
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L’acier se souvient de chaque geste.
Chaque coupe, chaque courbure, chaque échec reste inscrit à l’intérieur.
Rien ne commence comme un objet.
Tout commence par une confrontation.
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Ces images ne sont pas des sculptures à contempler.
Ce sont des fragments qui ouvrent un passage.
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Des œuvres en devenir, affranchies de leur fonction.
.Un état où la forme reste à venir.
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Entre destruction et émergence, elle s’arrache à la matière.
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C’EST ICI QUE TOUT COMMENCE
Ce qui reste n’est pas l’objet.
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C’est la tension qui l’a rendu possible.
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Une présence arrachée à la matière, libérée de la chair.
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